- Photo 1 : Richard Avedon, Dovima with elephants, Evening dress by Dior ? 1955
- Photo 2 : Henri Cartier-Bresson, Bords de marne. 1938


Ma production :
Explications : Ma réalisation plastique (ci-dessus) contient plusieurs significations : les personnes du premier plan, issues de la photographie d'Henri Cartier-Bresson, assistent en tant que voyeurs à un phénomène curieux. Cette scène obsérvée est donc, en quelque sorte, une naissance de la femme, issue de la photographie de Richard Avedon, surplombant le tout dans un nuage de fumée, qui lui symbolise l'inspiration, qui amène alors la création. Mais on remarque très bien, qu'une seconde scène est représentée, ma composition est donc complexe, plurielle. Et ce second phénomène, exprime (évidemment l'inspiration, puisque c'est de sa tête que jaillit la fumée) la renaissance. Il sort du trou. On remarque un autre élément : une main, tirée par une autre, sortant de ce même trou, elle peut alors symboliser le soutien, le besoin. Les autres éléments de mon oeuvre sont plus figuratifs, le marcheur du fond à droite représente mon affection pour les voyages et l'aventure, mais aussi le désinteressement à cette curiosité humaine, au phénomène imposant. Les derniers éléments sont les éléphants, issus eux aussi de la photographie de Richard Avedon, qui se cachent, se dissimulent, c'est une façon pour moi d'exprimer l'immense vide qui nous séparent désormais des animeaux, notre manière à tous de vouloir tout avoir et tout contrôler. Mais évidemment c'est dit d'une façon implicite, je retranscrit quelque part l'angoisse du monde humain d'aujourd'hui, pour nous, pour tous. Toutes ces représentations sont donc emmélées dans un climat de tension, l'homme principal est submergé d'apréhension et d'attente, comme les spectateurs de devant, et les symboles critiquent. Cette production symbolise alors tout simplement l'art.
Je n'avais jamais vraiment créée une "oeuvre" avec de telles références, c'est maintenant chose faite ! On comprend de suite, qu'avec Dali comme personnage principal, la référence dominante le concerne grandement. L'oeuvre entière est une référence à cet artiste que j'admire beaucoup. La main "rouge" provient de l'affiche du film "La liste de schindler"; mon film favoris, ces deux mains symbolisent donc le soutien comme je l'ai énoncé précedement mais également toutes les horreurs humaines que le monde (dans le contexte de la Terre) a pu connaître. Les spectateurs du devant représentent le théatre, qui me fascine dans le sens de ses représentants mais aussi historiquement. La fumée qui fait naître la femme provient d'une photographie de Philippe Halsman, photographe admirable. Encore une fois, les éléphants font référence à Dali, puisque celui-ci peignait souvent des éléphants ( voire "les éléphants" ou "Cygnes reflétants des éléphants"). Ensuite, pour la naissance de la femme, je me suis inspirée de la naissance de venus (peu importe l'oeuvre ou l'artiste, seulement le thème mythologique qui devient artistique). Enfin, la "renaissance" de Dali est exprimée ainsi pour faire référence à une époque historique, à un choc culturel qui me fascine.
Pour terminer, cette réalisation est ma favorite, l'image que j'ai mise ici est de mauvaise qualité mais je n'en ai pas d'autres. J'ai pu explorer une forme d'art que je n'avais encore jamais touchée, l'abondance de référence est une manière très forte d'exprimer mes goûts, mais aussi mes dégoûts... Pour Dali, pour l'art, pour l'imagination, pour la renaissance, pour la naissance, pour le besoin, contre la curiosité humaine, contre les génocides humains, contre l'égoïsme des hommes, pour la nature.